(Sonnet) Tes yeux sont un miroir, un lac azur paisibleDans lequel se reflète un ciel peuplé d’oiseaux ;Y vogue une caresse, et parmi les roseaux,Le doux refrain venu d’une flûte invisible. Ton cœur fleuri d’amour au-delà du plausible,A la divine aura des jeunes damoiseaux ;Poème étourdissant bientôt surgi des eauxRévélant la candeur d’une aube intraduisible…… Poursuivre la lecture A la veillée
Catégorie : extrait d’un recueil de poésie de l’auteure
Vers d’autres cieux
(Sonnet) L’herbe était de joyau de perles de roséeSur la plaine d’un jour abandonnée au tempsD’un matin délicat que ce jeune printempsTardait à ennoblir de sa beauté rosée… Les billes scintillaient sur l’herbe reposée.Une brume légère, au loin près des étangs,Évoquaient ton retour, les parfums entêtantsDe nos éveils gourmands, de cette nuit osée… Puis bientôt… Poursuivre la lecture Vers d’autres cieux
D’une larme sonore
(Sonnet) S’étiole et s’éteint d’un larmoiement sonoreSur le frileux tombeau de l’amant endormi,Une rose offerte au crépuscule ennemiQui s’efface à moitié puis bientôt s’évapore. La froideur de l’hiver à grand regret défloreLes roses du bouquet sur le caveau blêmiQui tremble et frissonne et rend l’âme à demi,Épanche des sanglots que le tocsin dévore. Sur le… Poursuivre la lecture D’une larme sonore
Ici l’on assassine…
(Sonnet) Un ciel bien ténébreux larme un torrent de plomb.Sur notre Ukraine, il pleure et verse des mitrailles.Les grands oiseaux de fer meurtrissent les entraillesDe l’univers exsangue, avortent en surplomb. Des chars vindicatifs de leur boulet oblong,De grands fusils brandis, transpercent les murailles,Puis leur pénis pointu s’introduit dans les faillesDe vierge Humanité, l’outrage avec aplomb.… Poursuivre la lecture Ici l’on assassine…
Jamais…
Elles reviendront les hirondellescomposer leur nid dans notre jardin,tout comme les iris sur le bord des canaux,mais je sais qu’à moi, tu ne reviendra pas. Oiseaux et papillons voleront de nouveauvenant ainsi demain fleurir la viede mille couleurs et d’harmonie,mais je sais qu’à moi, tu ne reviendras plus. On ne revient jamais du grand trépas,et… Poursuivre la lecture Jamais…
La belle assoupie
Sur un vieux fauteuil, dans un coin du salon,dormait une guitare.Depuis combien de tempsn’avait-elle pas été caresséed’une main douce et impatientesachant lui soutirerdes notes enflammées et soupirantes ?Depuis combien de temps dormait-elleabandonnée sur ce fauteuil éliméexposée aux poussières du tempset de l’oubli des jours heureux ?Ainsi rêvait la belle endormie,dans sa robe de chêne et d’harmonie,la… Poursuivre la lecture La belle assoupie
L’ambre feuillée
Le jour et ses parfums d’automnale langueuroffraient à nos regards leur troublante beauté.Au loin un châtaignier empreint de royautépourfendait l’aurore de sa belle blondeur.Il y avait aussi un oiseau migrateurfaisant la pose bleue de la fin d’un été,et des flamants roses dont la solennitéharmonisait l’azur d’un étang protecteur.Le canal du Midi orné de ses platanesà… Poursuivre la lecture L’ambre feuillée
L’amour amertume (Del amor amargo)
L’amour amertume Lasse de s’affronter en vainau destin, ma peinese retire en rugissant comme la mer,brandissant la bannière sanglanted’un ciel amer et rougeâtre.Mon cœur,mon pauvre cœurvagabond courtsur les vagues de sang,fou, muet, mis à nu,en deuil, sans mots,pleurant son amour perdudans la noire nuitsanguinolente de l’hiver…Cœur sans ailes,tel un oiseau blesséerrant dans la nuitde l’amour… Poursuivre la lecture L’amour amertume (Del amor amargo)
Une fleur à tes lèvres
Un oiseau de lune amèreest venu cueillir une fleur à tes lèvresà peine écloses au corail de l’amour.De son bec, il picora la verte tigedu coquelicot de tes mots,les reléguant à cette longue absencedont le temps n’a que faire,nourrissant mon cœur à l’enfersempiternel d’une douleur immuable.Comme il vint,l’oiseau tout simplement s’en futemportant la fleur exquise… Poursuivre la lecture Une fleur à tes lèvres
L’amer des grands fonds
Mon cœur s’est réfugié au berceau de la merafin d’oublier du passé le tourment.Mais dans le puits obscur de cet antre liquide,il se retrouva sur une couche de boue,collé bien malgré lui, maculé jusqu’au cou,sans espoir d’émerger pour rejoindre le présent.Les déesses vagues, au-dessus de sa tête,rivalisaient de leur écume dentelledont les chevelures blanches ensemble… Poursuivre la lecture L’amer des grands fonds