Absorbé dans la douce félicité de ses pensées,la poète rêve, se souvient des jours à deux… … Une fleur d’amandier dans les cheveux,elle allait sage dans les allées de l’insouciance.Elle venait à la plage comme on va à l’espérance,c’était là son unique vœu.Le printemps rayonnait, des arbres bourgeonnaientet dans les branches les oiseauxsifflaient en composant… Poursuivre la lecture Le fandango des vagues
Catégorie : extrait d’un recueil de poésie de l’auteure
De velours et de moire
De velours et de moire Elle avait des yeux de velours et de moire, de ceux dont on rêve, de ceux dont on se meurt… Elle était à la fois douce et contradictoire. De velours elle avait le teint. De la moire elle était le brillant enjôleur. Elle était parfois grave, tantôt tendre ou pleurs… Poursuivre la lecture De velours et de moire
Fantôme
Le soir descend en son cœur.L’angoisse la prendPar la main doucementPuis l’attire brusquementDans les abîmes coutumiersDe la douleur.Le fantôme des coups ressurgitLa laissant bientôt à l’agonie,Celui des cris vocifèreSous la main leste de Lucifer.Elle tente de faire faceÀ ces souvenirs, leur récurrence,de remonter à la surface,Mais il n’y a de place en son cœurQue pour… Poursuivre la lecture Fantôme
Au jour le jour
Il est mort hiersans avoir confesséson manque de respect,sa violence,ses injures,sans avoir imploré,ne serait-ce qu’une seule foisun pardon.Dieu quant à luine lui pardonnera passes crimes,il ne le peut !L’homme aux poings d’acierpart donc pour l’Enferrejoindre Satan et ses disciples. Adieu bourreau ! Elle s’interdit toute émotion,mais la rage la prend.À nouveau elle se souvient.On n’oublie… Poursuivre la lecture Au jour le jour
Au fil de l’espérance
Elle dansait comme volent les feuillesSous les branches,D’abord ballottée dans le vent,Puis glissant doucementCorolle offerte vers le sol…Et puis, soudainement,D’un coup de hanche,Elle se relevait, aérienne ;Ailée, elle s’envolait,Zélée, virevoltait,D’une pirouette osaitUn instant se reposer,Et repartait d’un sautDans l’harmonie de l’aubeÀ la conquête des cœurs bouleversésPar la grâce délicate de sa transe.Elle dansait dans le… Poursuivre la lecture Au fil de l’espérance
Gangrène et choléra
L’automne comme une gangrèneRonge les arbres désolés,Les jours cléments s’en sont allésEt la pluie larme sur la plaine. Le ciel très lentement égrèneSon long chagrin sur la vallée,Les arbres à la cime affoléeGîtent sous le vent de la peine. La branche mise à nu a froid,La feuille à terre se lamente,Son agonie est lancinante… L’on… Poursuivre la lecture Gangrène et choléra
Dehors, la mort
Dehors, la mort Viens, mon amour !Serre-moi fort contre ton cœur.Dehors règne la douleur,dehors des hommes, des femmesse font exploser et meurenten massacrant des centaines d’innocents.Il souffle un vent de terreursur notre Terre endolorie.L’hiver, entre deux attentatscontre la beauté, la liberté, l’amour,sournoisement murmure notre trépas.Serre-moi fortcontre toi, serre-moi encoreavant que ne résonnesoudain dans la nuitnotre glas !… Poursuivre la lecture Dehors, la mort
Au dernier jour
Au dernier jour Il me semble entrevoir un ange de lumière.Il s’arrête un instant, d’une voix coutumièreMe dit soudain ces mots : « Ma belle amie, le tempsEst venu. Viens à moi. Là-bas près de l’étangOù nous fûmes heureux, il est une fontaineGazouillant doucement. L’entends-tu si lointaineFredonner notre chant ? Viens, prends cette main,Allons nous… Poursuivre la lecture Au dernier jour
Éveil de l’aurore
Le printemps émergeait dans une paix bénieL’aurore sommeillait dans le froid matinalEt la rose attendait depuis son piédestalL’instant d’offrir au monde une grâce infinie Dans le murmure doux de l’éveil de l’auroreUne fleur déplia sa robe vers le cielUne rose venait d’éclore à l’arc-en-cielL’aube d’offrir au jour sa blonde anaphore © Monique-Marie Ihry – 6… Poursuivre la lecture Éveil de l’aurore
Et chavira mon cœur
Ses yeux paraissaient surgir de l’aurore.Il était beau et semblait… Comment dire ?merveilleux.Mon cœur chavira soudaindans les méandres de l’espoir.Je me voyais côtoyant des chimères,voguant sur l’onde de la merà cent lieues de mon défunt chagrin.M’abandonner au vent dans ses mains,me laisser emporter par la vagued’un non-retour devint à cet instantle mirage d’un possible.Je m’enfuis… Poursuivre la lecture Et chavira mon cœur