La tristesse des roses

Je suis celle qui déposa un soirun dernier baiser discret sur ta joue,évitant délicatementla rive ombragée de tes lèvresd’acajou.Je n’osai m’imposer davantagesur la voûte orfèvrede ton cœur éphémère.Je me retirai bientôt,fuyant mes rêves doux,délaissant ainsi les alléeseffeuillées de l’espérance.Tu ne saisis pas vraimentce pur et respectueux amourfaisant perler les larmes à mon regard.Comme vient le… Poursuivre la lecture La tristesse des roses

La muse noire

J’entrevis la triste muse des jours obscursen mon âme se faufiler.Vêtue de noir et de présageselle se glissa comme la bise,insidieusement,entre les failles de mon existence,m’enlaça avec vigueurde sa froide rigueurprojetant les filets de son ombresur la mare asséchée de mon inspiration.Le jour s’éteint comme s’inclinent les étoilessoumises aux vagues de l’orage.Je m’enfuis rejoindre la… Poursuivre la lecture La muse noire

Entre pierre et ouragan

Fille d’une pierre et d’un ouragan,je glisse comme je peuxentre les deux pics escarpés du souvenir.Je sillonne les jours entre grisaille et ventsur les voûtes pentues des douleurs ici et là seméeset des violences tues, subies, accumulées.Malgré un vœu de paix depuis toujoursvoué à l’abîme de l’impuissance,je vogue et tangue au fil des jourssur les… Poursuivre la lecture Entre pierre et ouragan

Délices

La chandelle répandait une douce clartélaissant deviner le satin de sa peau opaline.Elle avait une taille élancée et fine,un sourire charmant,et puis le regard, comment dire ? gourmand…Son décolleté cachait de charmants secretsqui firent basculer l’hommedans l’abîme flamboyant du désir.Elle frémit bientôt à l’idée d’un baiser.Il la fit languir un instant,puis se pencha pour cueillir… Poursuivre la lecture Délices

Bel ami

Tu viens frapper à ma porteMais que le diable t’emporte!Qui part trop tôt revient trop tardEt tous ces cadeaux dérisoiresQui trônent sur ton front romainN’égalent pas le romarinDe notre Méditerranée.Adieu rêves sans destinée,Adieu poète au vers fanés,Adieu à ton cœur suranné,Qui part trop tôt revient trop tardEt dans mon cœur il se fait tard !… Poursuivre la lecture Bel ami

De pierre et de papier

Je me suis fait un cœur de pierrepour ne plus souffrir.Je l’ai refermé avec une clefque je garde éloignée de ma peineentre deux livres serréesur une étagère.Mais je sens déjà poindre en moile bourgeon d’une fleurouverte aux affres de la vieofferte gracile à l’hiver.Et la pierre de s’ouvrirlentement, mais sûrementau gel du crépusculesous le regard… Poursuivre la lecture De pierre et de papier

Déluge

Ô peine qui délugeet déferle par la porte béante de l’âme…Il est des jours où le regard longuementruisselle sa lente souffrance,il est des peines intensesque rien ne saurait tarirsinon la chaleur d‘un possible. Lorsque l’amour n’est plusqu’une infime peau de chagrin,qu’expirent les flammesau foyer tari du souffrir,quand l’espoir rompu aux braisesn’est plus que cendreau cœur… Poursuivre la lecture Déluge

La mélodie de l’ange

Je perçois dans la nuitle langage des sources,musique claire et doucequi chante à mon ouïela mélodie de l’ange…Il est des notes étrangesqui bercent et pansent,Il est des sons dans la nuitqui apaisent les souffrances,vous comblent de joieau-delà de l’espérance… © Monique-Marie Ihry – 2 mars 2016 –