Et chavira mon cœur

Ses yeux paraissaient surgir de l’aurore.Il était beau et semblait… Comment dire ?merveilleux.Mon cœur chavira soudaindans les méandres de l’espoir.Je me voyais côtoyant des chimères,voguant sur l’onde de la merà cent lieues de mon défunt chagrin.M’abandonner au vent dans ses mains,me laisser emporter par la vagued’un non-retour devint à cet instantle mirage d’un possible.Je m’enfuis… Poursuivre la lecture Et chavira mon cœur

Un beau jour au mois d’août

Dans les prés endormis où le calme reposeLa campagne assoupie semble faire une pause.Une épine acérée me lacère le cœurEt la rose se meurt au chant d’une rancœur. Tu ne reviendras plus fouler les nuits éclosesEmprunter avec moi les chemins grandiosesOù fleurissaient nos joies, baisers sages et fousSur les sentiers rêvés d’un beau jour au… Poursuivre la lecture Un beau jour au mois d’août

Un beau jour au mois d’août

Dans les prés endormis où le calme repose la campagne assoupie semble faire une pause. Le soleil est parti rejoindre l’horizon puis il a disparu emportant son blason. Peu à peu dans la nuit où s’étiole la rose résonne dans mon cœur un refrain bien morose. Il me faut oublier l’été, sa floraison, les feux… Poursuivre la lecture Un beau jour au mois d’août

Au crépuscule de l’amour

Je sais désormais que tu ne reviendras pas,je sais qu’à moi tu ne seras plus,car l’on ne revient jamais de la contrée éloignéedes amours mortes…Il ne reste des jours heureuxque de rares feuilles flétries, maculées,éparses, s’accrochant sur les longues branchesépuisées de notre idylle.Dans le soir abandonné,pleure une guitare longuement.Elle larme comme la merdont les vagues… Poursuivre la lecture Au crépuscule de l’amour

De longs gants de velours

Des gants de velours Il n’est de souvenirs que les heureux instantsQui fleurirent la vie de précieux printemps,Et l’on ne peut verser dans une paix sereineLorsque sévit la nuit martelant de son renneLe dos voûté fourbu de lointaines amours,Fût-ce-t-il avec des gants, des gants de velours… © Monique-Marie Ihry – 8 juillet 2015 –

Sur la page de mon cœur

Sur la page de mon cœur Sur la branche fatiguée, desséchéede l’arbre de la vie,somnolent encorequelques feuilles isolées,languissantes.Tel le vent d’Autanexpirant sa ragesur la plaine,sans merci, balayantsur son passageles obstacles amerset encombrants,je me dois d’évincerles souvenirs enjouésla mer, ses douces et vaineschimères… Amants d’un jour,aimants de toujours,vivants ou mortsen mon cœur prisonniers… Et je vais… Poursuivre la lecture Sur la page de mon cœur

Flamenca

La gitane dansait, animée par l’amour,Sa robe déployée comme une fleur ouverte,La main en éventail à l’assemblée offerte,Mue par sa passion dans la tombée du jour La guitare flamenca, dans un gémissement,Sublimait la douleur sur l’autel du mystère.Les notes s’enchaînaient d’un rythme volontaireDans le soir endeuillé et pleuraient longuement… La gitane dansait, au rythme de… Poursuivre la lecture Flamenca

Au chant du souvenir

Un chat dort bienheureux bercé par le soleilLes pattes repliées sur la pelouse verteIl est bien loin de tout, plongé dans son sommeil.Les roses géraniums à l’odorant vermeilExhalent leur beauté à la nature offerte. Les oiseaux dans leur nid enfantent le printemps.L’après-midi somnole à deux pas de la villeOn n’entend désormais que la brise du… Poursuivre la lecture Au chant du souvenir

L’ultime rime

L’ultime rime Le poète se noie dans l’encre de sa peineEt par-delà le pont où coule une fontaineOn y voit ses espoirs dans la pleine fleurir,Et l’on entend bientôt dans la bise périrUne dernière rime au chant du crépuscule.Le poète se meurt, titube funambuleSous le souffle du soir, puis l’on entend au loinRythmé par le… Poursuivre la lecture L’ultime rime