Coucher de soleil

Un coucher de soleil à l’envers,Le monde las, désespère…Un ciel blanc absent de nuages,Une mer rouge, sans ombrage…Et rouges sont mes vers,Impossible l’espoir.Or est l’horizon,Tel le crépuscule d’un soirFaisant fi du désespoirQui perdurera jusqu’à l’auroreD’une nouvelle vie. © Monique-Marie Ihry – 25 août 2009 – (Toile de l’auteure : « Puesta del sol » (1998) – Huile… Poursuivre la lecture Coucher de soleil

A deux pas de la Seine

Notre Dame n’est plus que flammes ce soir,notre Dame flambe, sa flèche tombeà mesure que sombre le soir sur Paris.Les pompiers demeurent impuissantsface à ce monstre de feuqui lèche et dévore la belle Dame de notre Paris.Tant de majesté en danger, condamnée,bientôt réduite à néant,tant de siècles de grâce,tant de délicatesse à la merci des… Poursuivre la lecture A deux pas de la Seine

Une bouteille à la mer

Je dépose vingt vers dans cette bouteille à la meren caressant le secret espoir qu’au détourd’une promenade sur la plage, un beau jourelle te ramène vers moi de l’au-delà.Souvenirs de dîners près d’une cheminéeen duo à la lumière d’un candélabresavourant et dégustant des mots délectables,douces joies de conversations animées…souvenirs de balades le long d’une plage,nos… Poursuivre la lecture Une bouteille à la mer

La corniche

Les siècles avaient déposédans la mer de Sète leurs rocherset les vagues allaient et venaient en fracasde leur écume blanche frottersur la pierre usée à force de résisterà l’affront perpétuel.Le ciel semblait bénir le sempiternell’entêtement des flotset l’onde continuait son va-et-vient,exécutant sa danse sonore avec entrainsur la roche docile et muette.Quelques mouettes fendaient le ciel,plongeant… Poursuivre la lecture La corniche

Un matin d’août

Bientôt viendra l’automnedéposer sur les arbres sa blondeuret déposséder peu à peu les branchesde leurs feuilles endimanchées.Bientôt viendra mon cœurpoussé par le vent de septembreà s’immoler au chant monotonedu mystère de la nuit,cette nuit qui terre les âmes esseuléesdans son antre de douleurafin qu’elles hibernent longuementdans l’ivresse d’une longue mélancolie.Bientôt, sous les branches du trembledénudées… Poursuivre la lecture Un matin d’août

Como va y viene el amor

Como va y viene el amor  Muero y renazco siempre al compas de tu amor. Amor, desamor, dolor o felicidad, según la fuente caprichosa de tu corazón desierto… © Monique-Marie Ihry  – 14 de mayo de 2018 – © Monique-Marie Ihry (2015) Óleo sobre tela 41 x 33 cm − * Comme va et vient… Poursuivre la lecture Como va y viene el amor

Je t’aime

Ces mots à fleur de lèvresaux confins du direque l’on ne prononce guèreet dont s’abreuve le cœur,ces mots orfèvres et raresdont nous sommes si avares,paroles susurréesdans un murmure,parfois à demi-mots,s’amenuisant bientôten longs points de suspensiondans la nuit des espérances… Mots tus par négligenceet que l’on aurait dû prononcernaguère bien plus tôtlorsqu’il était encore temps,au temps… Poursuivre la lecture Je t’aime

De qué me sirve…

De qué me sirve ¿De qué me sirve escribirsi no estás conmigo,de qué me sirvevivirdesde que te has ido?… © Monique-Marie Ihry – 16 de noviembre de 2017 – * À quoi bon ? À quoi bon écriresi tu n’es pas à mes côtés,pourquoi continuer à vivrepuisque tu t’en es allé… © Monique-Marie Ihry (Illustration… Poursuivre la lecture De qué me sirve…

Un peu, pas du tout

Un peu, beaucoup, à la folie…,tu m’effeuillas chaque année, chaque jourtelle une marguerite blanche.Je me tins alors comme je pusforte ou frêle sur ma tigeau gré d’un douloureux vertige.Et puis je m’inclinai peu à peudans une génuflexion ultimesur cet amour infimeque tu daignas m’octroyerentre deux aventures,entre deux fleurs fanées.Peut-être aurais-je dû naîtrerose à la verte… Poursuivre la lecture Un peu, pas du tout

La tristesse des roses

Je suis celle qui déposa un soirun dernier baiser discret sur ta joue,évitant délicatementla rive ombragée de tes lèvresd’acajou.Je n’osai m’imposer davantagesur la voûte orfèvrede ton cœur éphémère.Je me retirai bientôt,fuyant mes rêves doux,délaissant ainsi les alléeseffeuillées de l’espérance.Tu ne saisis pas vraimentce pur et respectueux amourfaisant perler les larmes à mon regard.Comme vient le… Poursuivre la lecture La tristesse des roses