Temps immobile Temps lent,immobile,long,démesuré,fébrile,fragile,incertain… Temps de l’absenceune fois la romanceévaporéedans les limbesd’un regret persistant… Temps serpentqui ondule,mord,pour un peu recule,s’immobilise,prodigue son venindans l’absenced’une promesse…Liesse évaporée,joies avortéesdans le souffle du vent… Temps de ces « je t’aime »rassurants, non-dits,bref instant de ce « oui »esquissé,de ces « encore »magnifiéstoujours en suspensdésormais sur le filde l’incertitudeet balancésau gré de l’autandu tourment… Immobilité de… Poursuivre la lecture Temps immobile
Catégorie : mélancolie
Je l’ai aimé…
Je l’ai aimé 3850 Je l’ai aimé,Dieu comme je l’aime encore !S’il vit toujours dans un coin de la Terre,si la Terre avait ce bonheur d’accueillirde nouveau ses pas,j’aimerais m’envoler jusqu’à lui,et portée par le souffle léger d’une brise,tel un petit papillon transparent,je me poserais tendrement sur ses épaules. Peut-être me verrait-il,sans doute ne me… Poursuivre la lecture Je l’ai aimé…
Jamais…
Elles reviendront les hirondellescomposer leur nid dans notre jardin,tout comme les iris sur le bord des canaux,mais je sais qu’à moi, tu ne reviendra pas. Oiseaux et papillons voleront de nouveauvenant ainsi demain fleurir la viede mille couleurs et d’harmonie,mais je sais qu’à moi, tu ne reviendras plus. On ne revient jamais du grand trépas,et… Poursuivre la lecture Jamais…
L’amour amertume (Del amor amargo)
L’amour amertume Lasse de s’affronter en vainau destin, ma peinese retire en rugissant comme la mer,brandissant la bannière sanglanted’un ciel amer et rougeâtre.Mon cœur,mon pauvre cœurvagabond courtsur les vagues de sang,fou, muet, mis à nu,en deuil, sans mots,pleurant son amour perdudans la noire nuitsanguinolente de l’hiver…Cœur sans ailes,tel un oiseau blesséerrant dans la nuitde l’amour… Poursuivre la lecture L’amour amertume (Del amor amargo)
Extrait XXIX du recueil » Inquiétudes sentimentales » (1917) de la poète chilienne Teresa WILMS MONTT traduit en français
Extrait XXIX du recueil de prose poétique Inquiétudes sentimentales (1917) de la poète chilienne Teresa Wilms Montt (1893-1921) La poète, en l’occurrence une mère à qui on a arbitrairement retiré la garde de ses deux petites filles, se souvient… XXIX J’ouvre le rideau du passé et je me souviens… Elle est malade ; elle a de la… Poursuivre la lecture Extrait XXIX du recueil » Inquiétudes sentimentales » (1917) de la poète chilienne Teresa WILMS MONTT traduit en français
D’une épine
D’une épine Un bouton de rose est né d’une épineà l’aube d’un jour nouveau.Un bouton, bientôt une rose ivoirinedans sa robe de veloursque la rosée matinalea paré de ses perles diamantines.Une rose dès l’aube est néed’une blessure pétrifiée,d’autres sont écloses à leur tourau buisson de la vie,juste le temps d’une accalmieentre deux rayons d’amour,au son… Poursuivre la lecture D’une épine
Novembre
Novembre et son cortège de chrysanthèmes,requiem fleuri, hommage aux défunts,à ceux que l’on a tant aimés et qui ne sont plus,à ceux dont le dernier repos n’a pas de tombe dignepour être morts dans l’indigne condition du tourmentd’une guerre intestine, nuages obscurs charriés par le vent du nordcrachant leur pluie sur les châtaigniers en berne,mer… Poursuivre la lecture Novembre
Lamento
L’archet du temps faiblit. L’on ne perçoit bientôtdans le soir vieillissant qu’une plainte muette.Les chênes aussi ont leur douleur secrètequ’ils pleurent d’une feuille, au fil d’un lamento.L’automne prend son temps, impose sa froidure,à grand renfort de vents fait trembler les troncs mortset les longs arbres blonds au front couronné d’ors’inclinent échevelés sans autre procédure,et l’on… Poursuivre la lecture Lamento
Au banquet de la vie
J’ai à peine consommé au banquet de la vie,Je n’ai point tout à fait mis fin à cette envieDe m’éveiller chaque matinDès le chant de l’aurore, abreuvée d’espérance,Emportée par les mots, oubliant ma souffrance,Portée par mes rimes satin. … Je pars pour un voyage aux confins de la mort.Mes bagages sont prêts, je consens à… Poursuivre la lecture Au banquet de la vie
Si…
Je voudrais des oiseaux avoir les ailesqui me porteraient vers toiMON AMOUR.Je voudrais, à tire-d’aile, vers toim’envoler,fendre le ciel de l’universpour me blottir CONTRE TON CŒUR. Puissent ces versparvenir jusqu’à ton nid du ciel,puisse l’aube de mes motsvaincre le désert incommensurablede la nuit et de ses maux,dominer cet infini,cette langueur sempiternellequi nous sépare À JAMAIS…… Poursuivre la lecture Si…