Déluge

Ô peine qui délugeet déferle par la porte béante de l’âme…Il est des jours où le regard longuementruisselle sa lente souffrance,il est des peines intensesque rien ne saurait tarirsinon la chaleur d‘un possible. Lorsque l’amour n’est plusqu’une infime peau de chagrin,qu’expirent les flammesau foyer tari du souffrir,quand l’espoir rompu aux braisesn’est plus que cendreau cœur… Poursuivre la lecture Déluge

Soleil d’avril

Mon amour est une statue de neigeet la statueau soleil d’avrilfond, fond, fond !Il ne restera bientôtde la froide statuequ’une flaque d’azursur le sol maculédisparue bien trop tôtdans le printemps renaissant…Et la statuefond, fond, fond !Rien n’y fait,ni les flocons de neigeet leur velours fragilerecouvrant la robeimmaculée du soir,ni les frimas renaissantsdu crépusculene la reconstruiront.La… Poursuivre la lecture Soleil d’avril

Fantôme

Le soir descend en son cœur.L’angoisse la prendPar la main doucementPuis l’attire brusquementDans les abîmes coutumiersDe la douleur.Le fantôme des coups ressurgitLa laissant bientôt à l’agonie,Celui des cris vocifèreSous la main leste de Lucifer.Elle tente de faire faceÀ ces souvenirs, leur récurrence,de remonter à la surface,Mais il n’y a de place en son cœurQue pour… Poursuivre la lecture Fantôme

Diaboliques

Il en va de certains géniteurscomme des fléaux,ils frappent toujoursde façon prévisible ou aléatoire.C’est selon et ça fait mal…Le diable a beauavoir plusieurs visages,les coups font toujoursautant de ravagessur les cœurs innocents. © Monique-Marie Ihry – 26 novembre 2015 –

Dehors, la mort

Dehors, la mort Viens, mon amour !Serre-moi fort contre ton cœur.Dehors règne la douleur,dehors des hommes, des femmesse font exploser et meurenten massacrant des centaines d’innocents.Il souffle un vent de terreursur notre Terre endolorie.L’hiver, entre deux attentatscontre la beauté, la liberté, l’amour,sournoisement murmure notre trépas.Serre-moi fortcontre toi, serre-moi encoreavant que ne résonnesoudain dans la nuitnotre glas !… Poursuivre la lecture Dehors, la mort

Au dernier jour

Au dernier jour Il me semble entrevoir un ange de lumière.Il s’arrête un instant, d’une voix coutumièreMe dit soudain ces mots : « Ma belle amie, le tempsEst venu. Viens à moi. Là-bas près de l’étangOù nous fûmes heureux, il est une fontaineGazouillant doucement. L’entends-tu si lointaineFredonner notre chant ? Viens, prends cette main,Allons nous… Poursuivre la lecture Au dernier jour

Au souvenir d’elle, mai 1918

Dès l’aube,dans la plaine endormielà-bas où le soleil repose,les canons se sont tusaprès le grand tourment.Un printemps fleuri exhaleles senteurs heureuses de la vie.Les oiseaux font leur nid,la nature renaît ici et làet partout.Les heures défilent,une à une,lentement,et puis la nuit se posesur la plainedoucement. Dans le souvenir d’elleau chant du crépuscule,voguant sur l’onde paisible… Poursuivre la lecture Au souvenir d’elle, mai 1918

Et chavira mon cœur

Ses yeux paraissaient surgir de l’aurore.Il était beau et semblait… Comment dire ?merveilleux.Mon cœur chavira soudaindans les méandres de l’espoir.Je me voyais côtoyant des chimères,voguant sur l’onde de la merà cent lieues de mon défunt chagrin.M’abandonner au vent dans ses mains,me laisser emporter par la vagued’un non-retour devint à cet instantle mirage d’un possible.Je m’enfuis… Poursuivre la lecture Et chavira mon cœur