La feuillée

À l’ombre d’une feuillée centenaire,
voguaient les flots paisibles du Canal du Midi.
Sous une barque nonchalante
paraissait l’onde de l’après-midi.
C’était un jour de mai, à l’aube,
quand les platanes du canal
reflètent leur robe de rosée matinale
sur l’eau calme ensommeillée.
C’était au chant gai de l’aurore,
près du pont où passent les péniches
sur l’onde à peine réveillée,
un matin balancé par une brise légère,
doucement, avec toi mon amour.
Le ciel semblait d’or et le soleil chantait.
Ton sourire, ton regard amoureux
dans mon âme versaient.
Les nuages aux tons or chavirèrent mon cœur.
Se suspendit le temps au-delà de l’instant.
Dans l’obscure clarté, le temps fit une pause.

C’était hier, un dimanche avec toi mon amour,
quand le printemps semble s’installer tout à fait
sur la robe des branches,
dans une campagne fleurie empreinte de majesté…

© Monique-Marie Ihry − 10 mars 2019 –

(Illustration de l’auteure – Canal du Midi VIII – Huile sur lin –

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