J’aperçus au loin ton sourire.Une fleur au cœur de l’hiversurgit du fond de mes soupirs.D’une rose naquit un vers. Dans la métaphore de l’aube,le soleil dévêtit le jourde son obscure robe de nuit,embrasa mon âme d’amour. © Monique-Marie Ihry – 25 novembre 2019 –
POÈMES
Comme d’habitude
Il rentre tard.Comme d’habitudeson regard lance des éclairs.Elle ignore ce qu’elle a pu fairepour le contrarier à nouveau…Tout ce qu’elle sait,c’est que les coups vont pleuvoir,comme d’habitude… Comme d’habitude,il la saisira par les cheveux.Comme d’habitude,il la plaquera contre le mur de la chambre.Comme d’habitude,elle fermera les yeuxsous les poings assassinset comme d’habitudeelle s’effondrera sur le… Poursuivre la lecture Comme d’habitude
Si…
Je voudrais des oiseaux avoir les ailesqui me porteraient vers toiMON AMOUR.Je voudrais, à tire-d’aile, vers toim’envoler,fendre le ciel de l’universpour me blottir CONTRE TON CŒUR. Puissent ces versparvenir jusqu’à ton nid du ciel,puisse l’aube de mes motsvaincre le désert incommensurablede la nuit et de ses maux,dominer cet infini,cette langueur sempiternellequi nous sépare À JAMAIS…… Poursuivre la lecture Si…
L’adagio de l’hiver
Léger, sans se presser,un flocon descend du ciellentement, d o u c e m e n t,dans un silence de satin.C’est l’adagio de l’hiverqui fait danser les étoiles belles,ces perles blanches de cotonse rejoignant d o u c e m e n tsur le tapis blanc de l’hiver.Un flocon descend du cieldoucement, l e n… Poursuivre la lecture L’adagio de l’hiver
Ma soeur (Alfonsina Storni)
MA SŒUR Il est dix heures du soir ; dans la chambre obscureMa sœur est endormie, ses mains sur la poitrine ;Son visage est très pâle et sa couche très blanche.Comme si elle le comprenait, la lumière n’éclaire presque pas. Elle s’enfonce dans le lit comme le font les fruitsRoses, dans un profond matelas d’herbe… Poursuivre la lecture Ma soeur (Alfonsina Storni)
Formes vagabondes
Des gémissements semblaient émergerdes profondeurs de la mer.Les flots s’ouvraient comme des fleurs d’anged’où paraissaient surgir des sons étranges,des intonations susurrées,murmurées, scandées en crescendodans une l o n g u e plainteémanant des profondeurs de l’antre liquide.Des silhouettes vagues et cendreentamant une transe démentevenaient fleurir la surface de l’onded‘obscures corolles aux formes vagabondes.Augurant d’un mauvais… Poursuivre la lecture Formes vagabondes
La colère des cieux
Les cieux n’en finissaient pasde décharger leur humeur aqueusesur les toitures des maisons.Des cascades venues de toutes partsse rejoignaient, faisant disparaître les trottoirs,effaçant les rues bientôt devenuesdes ruisseaux dont le volumeaugmentait de façon impressionnante.Le tonnerre tonitruait ses éclairsdans le feu d’artificed’un concert interminable.Dans les rues, les eaux montaient,emprisonnant les façadesà leur ire déchaînée.Équipés de bougies,… Poursuivre la lecture La colère des cieux
Chimères
J’ai cherché dans le vin des plaisirs capiteuxcomme pour oublier des souvenirs houleux.Je me suis étourdie aux baisers des aurores,ai succombé aux feux sur l’autel du remords,me suis lovée menue dans des bras musculeuxtelle une louve au seuil de l’antre crapuleux,m’abandonnant entière aux hasards des transportsconférés par l’alcool, ses viles métaphores. Sur les quais vaporeux… Poursuivre la lecture Chimères
Coucher de soleil
Un coucher de soleil à l’envers,Le monde las, désespère…Un ciel blanc absent de nuages,Une mer rouge, sans ombrage…Et rouges sont mes vers,Impossible l’espoir.Or est l’horizon,Tel le crépuscule d’un soirFaisant fi du désespoirQui perdurera jusqu’à l’auroreD’une nouvelle vie. © Monique-Marie Ihry – 25 août 2009 – (Toile de l’auteure : « Puesta del sol » (1998) – Huile… Poursuivre la lecture Coucher de soleil
Cuando tú ya no estés
Cuando tú ya no estés Hace algunos meses apenas, yo osaba abrigar este pensamiento: «Cuando tú ya no estés, los árboles del parque continuarán creciendo y nuestras rosas perfumarán aún los senderos del jardín. Yo me encontraré a veces llorando en la sala oscura de un cine, pensando en los proyectos queridos que no tuvimos… Poursuivre la lecture Cuando tú ya no estés